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Le co-living : une tendance qui s’installe durablement

Chapô

Le co-living : une tendance qui s’installe durablement

Dans un monde qui change, le co-living apparaît comme une solution parmi celles qui comptent. Comme dans d’autres grandes villes et après des débuts plus prudents, le co-living est arrivé à Bruxelles et s’y installe durablement, chez les expats d’abord mais chez les jeunes belges actifs aussi.

Introduction

Cette nouvelle forme de colocation, qui s’adresse à une tranche d’âge allant de 25 à 40 ans, se différencie des anciennes formes de partage d’espace par un côté à la fois relativement luxe et par un public se regroupant idéalement par affinités, permettant une cohabitation plus fluide.

Si pendant un temps, les quelques acteurs belges du marché ont géré peu de maisons et de chambres, ils sont aujourd’hui à l’aube de grands projets qui prendront toute leur ampleur en 2021-2022.

Trois acteurs principaux se partagent le marché bruxellois
avec beaucoup de ressemblances mais aussi quelques différences d’approche.

COLIVE a fait le choix, jusqu’à aujourd’hui, de ne pas posséder les biens qu’ils proposent en co-living. Il les loue pour les sous-louer, ce qui leur permet de croître très vite. Mais leur stratégie évolue et Colive cherche dorénavant à équilibrer leurs locations avec des achats.

COHABS, présent à Bruxelles mais aussi plus récemment à New York, achète les biens qu’il exploite, avec une seule exception : le projet du Passage du Nord. Cette petite galerie entre la rue Neuve et la place De Brouckère, reste la propriété de la société actuelle, Cohabs bénéficiant d’un bail emphytéotique de 27 ans pour y créer le plus grand co-living de Belgique : 64 chambres divisées en 4 communautés. Un investissement de 4 millions d’euros permettra aux premières chambres d’y voir le jour dans les deux prochaines années.

Le troisième modèle, celui d’IKOAB, a recours non pas à des investisseurs institutionnels mais à des particuliers qui restent propriétaires. Présent à Bruxelles, Liège et Charleroi, Ikoab propose

Description

donc des chambres dans de jolies maisons et des contrats allant de 3 à 6 mois, avec possibilité de les proroger et de s’y domicilier si nécessaire.
La start-up offre aux propriétaires un service sur-mesure : recherche du bien, supervision des travaux de rénovation et d’aménagement, gestion locative et un rendement qui varie entre 6 et 10%. Avec le grand avantage pour l’investisseur de pouvoir à tout moment mettre fin au contrat de gestion et reprendre son bien.

Modèle magique, solution à tous les problèmes ?

Dans tous les cas, le co-living est une nouvelle façon de vivre la location dans les grandes villes et force les acteurs classiques du marché locatif à se renouveler, à tenir compte des nouveaux modes de vie et des envies des jeunes travailleurs.

Une communauté bien gérée réduira les risques de problèmes entre co-livers ; une communauté bien pensée concentrera en son sein des personnes qui, ayant un ou plusieurs intérêt(s) commun(s), seront plus enclins à s’entendre.

Il n’existe pas encore à Bruxelles de co-living thématique, si ce n’est l’idée générale du jeune travailleur ne voulant pas vivre seul. C’est là que se place l’enjeu futur à savoir créer des communautés autour d’un point commun, d’un loisir ou simplement d’un domaine d’activités. Ces espaces n’offriront plus uniquement un logement et une connexion – réelle ou virtuelle –, ils seront véritablement animés en permanence et permettront à ces mini groupes sociaux de se rassembler en fonction d’intérêts communs.

Qu’il s’agisse de grands acteurs, comme ceux précités, ou de propriétaires privés désireux de se lancer seuls dans l’aventure, c’est dans cette voie que l’habitat partagé s’orientera ces prochaines années. Pour que le nouveau co-living ressemble réellement à des communautés, de travail mais aussi de hobbys ou de passions.

Ludovica Zagrebelsy, conseil immobilier Lecobel Vaneau Location

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